De Tarifa à Ronda

Dimanche 27/05/2012

P1200354.JPG C’est parti, à nous les routes européennes, à nous l’Andalousie! On quitte Tarifa par une belle montée accompagnée du bruit des dizaines d’éoliennes qui tournent bien dans la région!
On emprunte une petite blanche sur la carte et c’est plutôt super agréable car le trafic est très très faible avec un paysage plutôt sympa, ça sent le Sud, vous savez, cette odeur de pins et de chaleur! Ouais ok, quelle est l’odeur de la chaleur!? Alors disons : de pins dans la chaleur!
P1200365.JPG Il est bientôt l’heure de manger et la route n’arrête pas de s’entortiller, de monter, de descendre mais toujours avec des clôtures de barbelés et jamais d’ombre! Après ces grands pays plus pauvres où la campagne est à tous, nous voilà plongé dans le monde de la privatisation qui nous empêche de nous arrêter à l’ombre d’un olivier (par exemple). On devra se résigner à cuisiner en bord de route sur le mètre d’accotement qu’il nous reste avec une ombre diminuant avec le soleil qui tourne. Finalement ça ira très bien car le trafic est vraiment faible, on a dû voir 4 ou 5 voitures et un groupe de 3 vélos. C’est juste que ça aurait été tellement agréable dans une de ses belles prairies privées.
P1200367.JPG On reprend la route et on tombe en plein sur une pipi…, non pas Elodie qui fait pipi… une pi-pi, une piste cyclable! Elle est magnifique, elle est verte et elle est large! Apparemment, la route où l’on se trouve est fréquentée par pas mal de cyclistes vu les panneaux destinés aux automobilistes quant à la prudence et au 1,5 m à laisser entre eux et nous lors d’un dépassement (toujours respecté jusqu’à présent). On a carrément droit à un tronçon avec un petit muret pour séparer les cyclistes des automobilistes. Un tag sur le mur nous fait plus ou moins comprendre que ça poserait problème pour la faune… Ouais, c’est vrai, ils auraient pu laisser un passage tous les 10 m pour les animaux.
DSC_2757.JPG On bifurque pour monter au Castillo de Castellar de la Frontera. Plus de 5 km de détour pour l’aller et Elodie n’est pas très contente. Heureusement, on va pouvoir continuer la route pour rejoindre la nationale plus loin. Le Castillo est une enceinte haut perchée qui abrite un château (hôtel) et tout un quartier de petites maisons blanches avec leurs ruelles fleuries et l’ambiance artistique qui flotte dans l’air. Un artiste nous apprendra que la route est impraticable au delà et qu’on va devoir faire demi-tour. Il est 18h passées mais heureusement tout va bien puisque le coucher du soleil est prévu pour 21h29! P1200375.JPG Aaaah, l’heure d’été de Bruxelles alors qu’on est plus à l’Ouest que Londres! Bref, on trace jusque Jimena en traversant Los Angeles! Oui oui, on y est passé mais y avait pas beaucoup de stars du ciné et peu parlaient anglais! 🙂
On arrive en sueur au camping après une belle dernière côte avec 92 km au compteur après 7h56 de déplacement (notre record) et il est 20h50! Camping payant (il serait apparemment interdit de camper dans les magnifiques Parque Natural), prix espagnols pour un carré d’herbe et une douche. On attend le Portugal avec impatience pour ça. La France, avec ses campings municipaux, ça devrait aller aussi.
23h au lit, sans traîner en plus!

Lundi 28/05/2012

DSC_2777.JPG Après une mauvaise nuit, fatigués, on prend la route en passant par le village de Jimena et ses descentes vertigineuses. La route est belle mais on n’en profite pas beaucoup car on est concentré sur l’effort à fournir. C’est dur dur! Elodie commence à en avoir marre de faire du vélo et moi… du tandem! 😉
On trouve un endroit pour manger à l’ombre d’un grand arbre! Super! L’ombre agréable, le sol plat et notre nouveau mousse aidant, la pause durera jusque 15h30, la sieste à l’espagnole quoi!
On reprend la route, un peu en meilleure forme et arrivé en haut de notre col, on a droit à un paysage plutôt pas mal et une source d’eau potable bien fraîche. On discute 2 minutes avec des gars du coin qui nous payeront un coup à boire à Gaucin, petit village qui avait l’air charmant mais sans camping alors on trace après quelques courses.
P1200407.JPG On arrive en haut du col de 840m et on bifurque en suivant la flèche indiquant un camping à 3,5 km. Personne à la réception, personne de répond aux coups de sonnette. Un téléphone permet de joindre la réception de l’hôtel en face et le patron vient nous accueillir. Sympa, il parle en français et nous invite à nous baigner dans la piscine de l’hôtel car ils viennent de faire le traitement de celle du camping.P1200409.JPG Ça sera sur cette bonne note et une super salade que se terminera cette rude journée! Nous voilà tous seuls dans un camping du Sud de l’Espagne, il n’y a que les chiens et les grenouilles pour troubler le silence de la montagne!

Mardi 29/05/2012

Aaaaah, une bonne nuit de camping tiens! Il me semble que ça faisait longtemps qu’on n’avait plus aussi bien dormi tous les deux!
On reprend la route (j’ai l’impression d’avoir déjà dit ça) et en avant pour de nouvelles côtes et de nouvelles découvertes!
Une nouvelle fois, c’est dur mais c’est beau! On se paie un Aquarius en fin de côte au premier village (mignon) et là c’est le choc : c’est pas mieux « chez nous » qu’ailleurs, une dame qui s’apprête à démarrer jette son paquet de cigarettes vide par la fenêtre de sa voiture alors qu’il y a des poubelles à moins de 10m! Surpris de voir ça, pas de réaction vive de notre part mais le prochain aura son retour à l’expéditeur! D’ailleurs, autre chose, ici les débris de verre du Maroc ont fait place aux vieilles canettes rouillées…
DSC_2801.JPG La route continue sous le cagnard et on sent bien qu’on consomme de l’eau comme jamais vu ce qu’on sue! C’est pas comme au Maroc sec, ici ça « muy bien »! 😉
On se trouve un petit coin d’ombre pour midi et on continue la route après 15h30, on a pris le pli de la siesta! Les côtes sont pénibles sous la chaleur, c’est difficile physiquement pour Elodie et mentalement pour moi (voir ma vieille théorie de la journée du 09/09/2011). D’ailleurs, on a oublié de vous le dire mais depuis la toute fin du Maroc, ça arrive qu’Elodie marche pour se dégourdir les jambes et me permettre d’avancer avec le tandem (parfois elle pousse la remorque mais plus trop ces dernières fois). Elle en a marre des montées et il nous reste encore plus de 2 mois à tirer et c’est pas les Pays-Bas! Mince! Bon, on risque de se reposer un peu plus qu’avant et de prendre plus de train que prévu!
On arrive à Ronda et on décide d’y rester un jour car cette petite ville a l’air vraiment sympa et on n’a pas eu le temps de vraiment la visiter suite à notre arrivée tardive et notre rencontre « blabla » avec deux tandemistes Français de 63 et 64 ans en route pour se farcir je ne sais plus combien de cols!


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2 réflexions au sujet de « De Tarifa à Ronda »

  1. bernardf

    Houlà, un petit coup de blues dirait-on ! Bizarre, moi aussi cette année il y a des week-end où j’en ai marre de faire du vélo, bah, pas si bizarre que ça finalement, il n’y a pas que le vélo dans la vie. Sinon, c’est peut-être aussi dû au fait qu’après être revenu sur notre continent, vous vous êtes dit, ça y est, on est arrivé, tout va être plus facile maintenant, que neni, une côte reste une côte ! Allez, cool à vous deux !

  2. alyrus

    Allez Courage !!! Et si besoin d’un mini coup de pouce, j’connais une 106 qui pourra un peu vous délester à l’approche des cols réputés du Cotentin ! 😉

    Ciao bye les andalous !

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