Archives de catégorie : Chapitre I

De l’Europe de l’Est au Moyen-Orient

Première question

Gagnez une carte postale de Budapest en répondant à la question suivante : combien de temps Geoffroy restera-t-il dans le sauna à 85-95°C des thermes Széchenyi?

Question subsidiaire (en cas d’ex-aequo) : combien de temps a-t-il passé dans le bain à 18°C juste après le sauna à 85°C?

Réponse par e-mail uniquement, à notre adresse commune (vous devriez la trouver sur le site, dans la page « Contact »). N’oubliez pas votre adresse postale!

Hongrie rurale, dépaysement total

Nouvelles rapides en profitant du wifi de charmants hongrois qui nous on offert le couvert et leur jardin pour planter notre tente.

En 2 jours nous avons un petit peu avancé, sous un soleil de plomb et des routes parfois sablonneuses. Hier soir la pluie nous a surpris avant d’avoir pu trouver un endroit pour planter notre tente (les campings se font déjà rares). Un homme a couru sous la pluie dans la rue pour nous chercher et nous emmener chez lui. Nous avons passé la soirée avec lui et sa femme a essayer de baragouiner 3 mots d’allemand et de hongrois, sous leur abris de jardin. Ils nous ont même offert à manger. Nous avons pu nous doucher et planter nos tentes dans leur jardin. Ce matin grosse grosse pluie. Le soleil revenu, nous venons de démonter les tente et nous allons prendre la route en espérant rencontrer encore d’autres personnes si gentilles!

On vous embrasse fort.

Lodi, Geoff, Soph, Ol

PS : carte à jour

Baja

En direction de la Croatie, on s’est arrêté à Baja (prononcé Baya). La journée a mal commencé et continué car pluie (drache nationale pour un 21 juillet traditionnel), arrivée ensoleillée ouf!

Question pour gagner une carte de Belgrade : où avons-nous dormi la nuit passée?

  • dans un yacht sur le Danube
  • dans l’église du village
  • sur la terrasse d’un bar
  • on n’a pas dormi, on est sorti toute la nuit en boîte à boire de la palinka avec des fermiers hongrois qui « élèvent » des pastèques et des paprikas entre deux bières

Question subsidiaire : combien de kilomètres avons-nous fait avant le petit déj d’avant-hier?

Photos

Quelques photos en ligne. Les plus récentes apparaissent d’abord.
On est donc en Croatie à Vukovar encore bien déchiquetée… Pas mal de pluie mais ça roule. On passe la frontière serbe aujourd’hui en direction de Novi Sad. Hier grosse étape de 100km et apparemment plus de camping en vue (déjà 3 nuits en « camping sauvage »), alors on s’est rabattu sur l’hôtel 4 étoiles 🙂

Bises, les bronzés malgré tout.

Novi Sad

Zdravo!

Hier soir, à Packa Palanka (Serbie), rencontre d’un cyclo Suisse-italien seul (Brandon, alias le Gipsy-Lawyer) avec qui on a partagé un petit repas épicé. Après une nuit de pluie intense, une petite étape correcte pour s’arrêter à Novi Sad. Chouette petit hôtel car l’humidité commence à nous gêêêner (dédicace Jâââk).

БЕЛГРАД

Chez notre Mama-Serbia, Ana.Après un repas (oeufs, jambon, fromage homemade) et une nuit au sec chez notre « Mama Serbia » entourée de ses caniches (dont une championne de Serbie), le petit déj -lui aussi offert- nous permettra de faire une courte étape qui nous mènera à Belgrade, alias Beograd ou БЕЛГРАД ou encore БЕOГРАД. L’alphabet cyrillique nous passionne.

Petit hôtel dans le centre. Visite de cette ville cyclo-antipathique, personne ne s’étonne de nous voir rouler sur les trottoirs. Quelques photos dans l’album si la connexion le permet.
https://eurasia.cyclic.eu/photos/serbie/

Avis aux célibataires (hommes), apprenez le serbe, les filles sont superbes… « Tu croyais tout savoir, mais tu n’as rien entendu finalement! »

Demain départ de nos accompagnateurs, Ole et Soph, en direction de Budapest (15€ l’aller, c’est rien du tout mais c’est 8h). On sera livré à nous-mêmes, fini les vacances où le gentil Olivier va demander l’info pour nous, fini les grasses rigolades entre mecs. Bonjour l’aventure! 🙂

Premiers kilomètres seuls

Vendredi, après avoir versé une larme en disant au revoir à Olivier et Sophie, on se fait happer pour une interview à propos de la cyclabilité de la ville.
Pas encore grand chose après, des petits villages, très peu de relief et des routes roulantes et pas encore trop fréquentées. Vers 17h, un type nous fait signe sur le côté, il bredouille dans un français approximatif qu’il veut nous donner des fruits de son verger. Cool! On doit absolument venir voir, nous dit-il. En fait, cet ancien directeur d’hôtel nous propose de dormir dans la maisonnette qui est sur son terrain (verger, vignes). Il nous amène encore des légumes, saucissons et du pain du village (Skorenovac). La belle vie quoi. Petit coup de blues pour Lodi par rapport au confort sur le long terme (la fatigue aide). Au lit tôt et tout ira mieux.

Samedi, après une bonne mauvaise nuit sur des lits des années 50 (mais au sec), on dit au revoir à notre ami le chien du verger et on roule 50km avant de s’arrêter dans un camping au bord d’un lac près de Bela Crkva. Le paysage a un peu changé, un peu comme des dunes, moins de champs et plus sauvage (on reste sur une route goudronnée quand même).
Le camping est près d’une pseudo plage/brasserie où nous profitons de la météo et des tables pour écrire ces quelques lignes, écrire dans notre carnet papier (Elodie) et s’enfiler quelques Coca et Jelen Fresh (bière blanche/panaché au citron).

Constat technique : on a pété un rayon à l’arrière ce matin, comme ça paf sur du plat, et la roue voile salement! Heureusement, demain on devrait croiser un vélociste (d’après la carte EuroVelo6 reçue de l’office du tourisme de Belgrade) qui nous arrangera bien ça! Autre constat, on perd de l’huile du Rohloff mais rien d’inquiétant d’après ce que j’ai compris des explications de Rohloff, c’est juste que les rayons et la jante sont bien crades.

Aujourd’hui on passera en Roumanie et donc changement d’heure (Bruxelles +1h).

Topo Hongrie-Croatie-Serbie

Hongrie :

  • bonne conduite des automobilistes (écart au dépassement).
  • beaucoup de cyclistes utilitaires (moyen de déplacement accessible à tous).
  • de l’eau potable quasi partout en rue (pompes bleues).
  • peu de langues étrangères connues, mais débrouille avec signes, allemand, anglais, français, magyar (on a quelques mots).

Croatie :

  • les « pompes » bleues qu’on voit en rue ne sont pas l’eau potable mais l’eau pompiers (de loin on y croyait comme en Hongrie, zut). Pas de soucis en approvisionnement en fontaine potable ou chez le particulier.
  • séjour un peu court, mais le croate du Nord semble plus correct sur les routes que le croate de la côte.
  • encore quelques terrains minés 😉

Serbie :

  • jolies filles.
  • dépassements moins sympas qu’en Hongrie (mais pas pire qu’en France).
  • le serbe klaxonne pour 2 raisons : dire qu’il va te dépasser et/ou dire bonjour (le « bonjour » est plutôt énervant dans la mesure où ça effraie et que le niveau sonore est fort).
  • pour l’eau, pas de soucis en approvisionnement en fontaine potable, chez le particulier voire même en supérette (après petits achats).
  • le contrôle technique automobile ne doit pas être très exigeant vu les odeurs et la couleur des gaz d’échappement qui nous ont un peu asphyxiés.
  • Belgrade n’est pas une ville à vélos, mais certains le voudraient (interview télévision locale www.studiob.rs en sortant de la ville). Pas de chance, en plus y a du relief difficile.
  • accueil le meilleur (chez une dame qui nous a fait à manger et hébergés, dans la maisonnette du verger d’un monsieur à qui on avait rien demandé).
  • beaucoup de chiens en liberté, tantôt devant les propriétés, tantôt au milieu de nulle part. Ca ne nous rassure pas pour la suite car il parait qu’il y a beaucoup de chiens en Roumanie… Mais pourquoi ça ne nous rassure pas? Parce qu’ils ont tendance à nous poursuivre en aboyant et grognant, du coup on accélère. On sait pas s’ils mordent, mais on a pas trop envie de s’arrêter pour voir. Pour l’instant, que des petits/moyens toutous, ouf! Elodie qui adore les chiens… ça risque de changer. Bientôt le bâton?

 

44.88894

Roumanie, ça change!

A nouveau une petite étape pour le 31 juillet, anniversaire oblige. En fait, non, surtout pour changer les rayons cassés, oui LES! En fait, quelques jours plus tôt, j’avais entendu le même bruit que « paf le rayon » mais je ne voyais pas où car il avait cassé côté flasque de moyeu contrairement au deuxième (côté jante). 

Etrangement, il n’a pas plu cette nuit-là (quelques gouttes pendant 5-10min) et ce matin non plus. On a démarré secs en se dirigeant vers la ville où le magasin de vélo se trouve (ah mais, on c’est dimanche, on croise les doigts). On a quitté la « Srbjia » pour la Roumanie (pas de cachet dans les passeports, même après demande d’Elodie, « Yourop miss ») et soudain tout a changé : l’état des routes, le niveau de vie apparent, l’heure, la météo et le paysage (dommage pour Ole et Soph). On s’est fait notre premier vrai col à… 408m! Dur dur! On n’a pas profité de la descente puisqu’on s’est méfié du voilage de la roue arrière.
Arrivés à la ville où il devait y avoir un « bike shop & repair » d’après la carte de l’EuroVelo6, nada, pas de réparateur à Moldova Veche. On a décidé de rouler encore un peu mais de s’arrêter assez vite histoire d’avoir le temps de faire ça nous-même. Merci les ateliers Voot pour les montages et dévoilages de roues effectués l’année passée, ça m’a bien aidé, j’ai changé les deux rayons cassés ainsi que les deux autres de part et d’autre car ils ont dû souffrir aussi. La roue est nickel, j’ai utilisé un rayon pour faire ma « jauge » (voir photo). Petit coup d’huile sur les chaîne tant qu’on y était et le tour était joué. J’étais content de faire un peu de mécanique finalement! Ca aide aussi quand ça se passe bien.

Vue magnifique, resto hôtel au milieu de nulle part et dessert banana-split pour l’annif!

Le 01/08, belle étape plate (sauf à la fin) avec le vent dans le dos. Très beaux paysages du Danube se faufilant entre les collines ensoleillées (on crame bien). On voyait donc en permanence la berge Serbe et ses villages fournis alors que de notre côté, rien à l’horizon. Les magasin se font déjà rare, c’est un peu la campagne en bord de Danube.
On a passé la journée à dépasser et se faire dépasser par un groupe de canadiens anglophone tous habillés pareils, ils vont à Istanbul (comme beaucoup).
On a terminé la journée avec un repas léger : chips, carottes crues, emmental, cul de pain d’hier et petits Princes fourrés. Heureusement, le midi on avait fait des pâtes et pour matin on a un cake au noix. On aura de quoi rouler jusqu’à la prochaine ville Orsovar puis on dormira à Drobeta-Turnu Severin. Pour le soir, c’est camping sauvage dans un endroit très calme, jusque 20h, moment où des jeunes sont arrivés pour camper et faire un feu tandis que d’autres viennent écouter leur autoradio boum-boum sur la pelouse d’en-face. A la base, on cherchait le camping indiqué sur les cartes Eurovélo6 reçues (décidément, cette carte* n’est pas terrible). Pour l’eau, on en a reçu de notre voisin du jour car on était à court le soir.

*Donau Radweg (Budapest-Mer Noire), Huber Verlag, www.kartographie.de, ISBN 86-85857-18-X, 3è édition (pas de date), échelle 1:100000.

Le matin du 02/08, on s’est réveillé après 12h (de sommeil) vers 8h (du matin) avec le bruit d’un cheval à côté de la tente! Ils sont en liberté ici dans la région.
On a fait une étape plutôt normale et ensoleillée, mais on a emprunté une route « dangereuse » selon la carte et les critères Olivierois (obligés, c’est la seule). Finalement ça va, malgré les travaux, même les camionneurs sont cools. De toute façon, on ne peut pas se permettre d’avoir peur dans ce genre de circulation quand on sait vers où on se dirige! On est passé à côté des « Portile de Fier » (barrage sur le Danube, j’ose pas imaginer la puissance du bazar ainsi que la longueur des écluses pour les péniches « triple »** qui remontent le Danube).
On est donc arrivé dans la tranquille Drobeta-Turnu Severin et son « hostel » un peu basique mais propre (merci le Routard, merci Soph). C’est décidé, on restera une deuxième nuit car la petite ville nous plaît et puis, on ne s’est pas vraiment encore arrêtés (sauf Belgrade) depuis ces deux premières semaines. Aujourd’hui donc, c’était journée sans vélo à Drobeta!

**voir l’une ou l’autre photo.

On peut dire que vous êtes plutôt gâtés en ce moment au niveau news! N’y prenez pas trop goût (en même temps, ça vous indique qu’internet, ça se trouve quasi partout sur notre chemin, pour l’instant).

Pour ceux que ça intéresse, nos traces GPS quotidiennes se trouvent dans le dossier https://eurasia.cyclic.eu/maps/gpx/ mis à jour dès que possible.

Pour info, on va probablement passer côté Bulgare à Vidin et ne pas terminer l’EuroVelo6 qu’on quitterait à Roussé pour aller vers Varna. Ensuite on descendrait la côte direction la Turquie. Voilà pour les idées du jour.

Bises

Prochaine carte

On vous dit pas de où car on n’a pas encore vu de carte ici en Roumanie… Donc ça sera surprise pour la prochaine carte!

Question : quelle est la marque et le modèle de cette voiture?

Question subsidiaire : combien coûte le super bon chausson aux pommes ici à Drobeta-Turnu Severin?