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Roumanie, ça change!

A nouveau une petite étape pour le 31 juillet, anniversaire oblige. En fait, non, surtout pour changer les rayons cassés, oui LES! En fait, quelques jours plus tôt, j’avais entendu le même bruit que « paf le rayon » mais je ne voyais pas où car il avait cassé côté flasque de moyeu contrairement au deuxième (côté jante). 

Etrangement, il n’a pas plu cette nuit-là (quelques gouttes pendant 5-10min) et ce matin non plus. On a démarré secs en se dirigeant vers la ville où le magasin de vélo se trouve (ah mais, on c’est dimanche, on croise les doigts). On a quitté la « Srbjia » pour la Roumanie (pas de cachet dans les passeports, même après demande d’Elodie, « Yourop miss ») et soudain tout a changé : l’état des routes, le niveau de vie apparent, l’heure, la météo et le paysage (dommage pour Ole et Soph). On s’est fait notre premier vrai col à… 408m! Dur dur! On n’a pas profité de la descente puisqu’on s’est méfié du voilage de la roue arrière.
Arrivés à la ville où il devait y avoir un « bike shop & repair » d’après la carte de l’EuroVelo6, nada, pas de réparateur à Moldova Veche. On a décidé de rouler encore un peu mais de s’arrêter assez vite histoire d’avoir le temps de faire ça nous-même. Merci les ateliers Voot pour les montages et dévoilages de roues effectués l’année passée, ça m’a bien aidé, j’ai changé les deux rayons cassés ainsi que les deux autres de part et d’autre car ils ont dû souffrir aussi. La roue est nickel, j’ai utilisé un rayon pour faire ma « jauge » (voir photo). Petit coup d’huile sur les chaîne tant qu’on y était et le tour était joué. J’étais content de faire un peu de mécanique finalement! Ca aide aussi quand ça se passe bien.

Vue magnifique, resto hôtel au milieu de nulle part et dessert banana-split pour l’annif!

Le 01/08, belle étape plate (sauf à la fin) avec le vent dans le dos. Très beaux paysages du Danube se faufilant entre les collines ensoleillées (on crame bien). On voyait donc en permanence la berge Serbe et ses villages fournis alors que de notre côté, rien à l’horizon. Les magasin se font déjà rare, c’est un peu la campagne en bord de Danube.
On a passé la journée à dépasser et se faire dépasser par un groupe de canadiens anglophone tous habillés pareils, ils vont à Istanbul (comme beaucoup).
On a terminé la journée avec un repas léger : chips, carottes crues, emmental, cul de pain d’hier et petits Princes fourrés. Heureusement, le midi on avait fait des pâtes et pour matin on a un cake au noix. On aura de quoi rouler jusqu’à la prochaine ville Orsovar puis on dormira à Drobeta-Turnu Severin. Pour le soir, c’est camping sauvage dans un endroit très calme, jusque 20h, moment où des jeunes sont arrivés pour camper et faire un feu tandis que d’autres viennent écouter leur autoradio boum-boum sur la pelouse d’en-face. A la base, on cherchait le camping indiqué sur les cartes Eurovélo6 reçues (décidément, cette carte* n’est pas terrible). Pour l’eau, on en a reçu de notre voisin du jour car on était à court le soir.

*Donau Radweg (Budapest-Mer Noire), Huber Verlag, www.kartographie.de, ISBN 86-85857-18-X, 3è édition (pas de date), échelle 1:100000.

Le matin du 02/08, on s’est réveillé après 12h (de sommeil) vers 8h (du matin) avec le bruit d’un cheval à côté de la tente! Ils sont en liberté ici dans la région.
On a fait une étape plutôt normale et ensoleillée, mais on a emprunté une route « dangereuse » selon la carte et les critères Olivierois (obligés, c’est la seule). Finalement ça va, malgré les travaux, même les camionneurs sont cools. De toute façon, on ne peut pas se permettre d’avoir peur dans ce genre de circulation quand on sait vers où on se dirige! On est passé à côté des « Portile de Fier » (barrage sur le Danube, j’ose pas imaginer la puissance du bazar ainsi que la longueur des écluses pour les péniches « triple »** qui remontent le Danube).
On est donc arrivé dans la tranquille Drobeta-Turnu Severin et son « hostel » un peu basique mais propre (merci le Routard, merci Soph). C’est décidé, on restera une deuxième nuit car la petite ville nous plaît et puis, on ne s’est pas vraiment encore arrêtés (sauf Belgrade) depuis ces deux premières semaines. Aujourd’hui donc, c’était journée sans vélo à Drobeta!

**voir l’une ou l’autre photo.

On peut dire que vous êtes plutôt gâtés en ce moment au niveau news! N’y prenez pas trop goût (en même temps, ça vous indique qu’internet, ça se trouve quasi partout sur notre chemin, pour l’instant).

Pour ceux que ça intéresse, nos traces GPS quotidiennes se trouvent dans le dossier http://eurasia.cyclic.eu/maps/gpx/ mis à jour dès que possible.

Pour info, on va probablement passer côté Bulgare à Vidin et ne pas terminer l’EuroVelo6 qu’on quitterait à Roussé pour aller vers Varna. Ensuite on descendrait la côte direction la Turquie. Voilà pour les idées du jour.

Bises

Prochaine carte

On vous dit pas de où car on n’a pas encore vu de carte ici en Roumanie… Donc ça sera surprise pour la prochaine carte!

Question : quelle est la marque et le modèle de cette voiture?

Question subsidiaire : combien coûte le super bon chausson aux pommes ici à Drobeta-Turnu Severin?

Roumanie, c’est fini

La Roumanie, au début, c’est chouette et c’est vraiment beau, comme on le disait. Mais avant-hier, on a eu une étape un peu difficile qui nous a mis un peu le moral dans les chaussettes… (ah merde non, on est en sandales sans chaussettes). Cependant, le soir, on a compris beaucoup de choses!
En quittant Drobeta, on ne fera que traverser des petits villages déserts avec, au mieux, quelques maisons et une église. Aucun magasin, pas le moindre Mini-Market à l’horizon! Mais comment ferons-nous pour trouver à manger et surtout à boire! Dans l’aprèm, on aperçoit un gars entrer et sortir d’une maison en fait transformée partiellement en mini magasin mais très peu à manger, surtout des boissons. Sauvés pour l’eau car les pompes bleues (réapparues) ne fonctionnent pas. On roule, on roule et on n’ose pas encore demander pour un hébergement (on n’a pas encore la fibre communication). On se décide à demander et on nous indique « toujours tout droit » et on croit comprendre « hôtel », ce qui ne nous arrange pas puisqu’on demandait juste un endroit pour la tente (on avait encore ce qu’il fallait pour manger). Surpris par la pluie, on s’abrite et on attend dans un étrange village peuplé de voitures immatriculées en France et en Belgique! On apprendra qu’il s’agit de Roumains établis par chez nous qui reviennent voir la famille pour les vacances. On est accosté par des « français » qui nous invitent « à la maison »! Trop cool! Ion travaille sur chantiers en région parisienne et Adrianna garde les enfants à… Anderlecht (commune de Bruxelles, pour nos lecteurs français et outre-mer)! On est donc accueillis comme des rois chez les parents d’Adrianna : douchés, nourris et presque bordés. La nourriture est entièrement faite maison, du pain au fromage en passant par les saucisses! Et oui, voilà pourquoi si peu de magasin, ici tout le monde a tout à la maison, des poules au cochon et même le puits (pas d’eau courante)!
Dans la région, l’activité agricole a quasi cessée car pendant la période Ceauşescu, tout le monde bossait dans les énormes fermes -maintenant abandonnées (voir une photo)- et ça marchait bien comme ça. Et si on te trouvait à rien faire dans la rue sans justificatif, hop prison (le cas du papa de Ion, alors malade à l’âge de 16-17ans, sa mère n’avait pas encore eu le temps d’avoir les certificats).

Le soir, on a voulu payé un coup à boire mais Ion n’a pas accepté : « ça ne se fait pas ici »!
Le lendemain matin, petit déj servi : oeufs, pain tout frais, confiture maison, fromage… Et on repart avec 3 grosses tomates, du pain et du fromage (on a dû refuser le gros pot de confiture, trop lourd).

On se décide à quitter la Roumanie pour aller vers Vidin, petite ville bulgare calme mais bien imprégnée du communisme (et ses buildings, cfr photo). On en a pas vraiment encore vu grand chose. On profite du fait qu’on rencontrera plus de petites villes en passant par la Bulgarie plutôt qu’en Roumanie. On court-circuite aussi l’itinéraire de l’EuroVelo6 pour « gagner » quelques jours et progresser vers Istanbul.

La carte et les dernières photos sont en ligne!